#2016_3

C’était en septembre dernier. La compagnie 1 Watt présentait son projet Free Watt, lors de l’ouverture de saison du Théâtre Le Périscope, à Nîmes. Un projet qui questionne les unités éparses que nous sommes.

Une déambulation dans le quartier du Théâtre Le Périscope a été certes pour la compagnie un terrain de jeu grandeur nature, lui offrant la possibilité d’explorer chaque interstice laissé vacant par l’humain. D’un chantier, d’un mur, d’une place, 1 Watt les a, en effet, rempli par l’humain, par la vie, par un ensemble vivant ce moment.
C’est en groupe que le public les a suivi, rejoint par des personnes qui passaient par là, demandant ce qu’il se passait, ou encore, par celles qui ouvraient leurs fenêtres à l’approche du bruit de la rue.
Interloquées, les personnes l’étaient. Curieuses, certainement, de savoir ce qu’il allait advenir des unités éparses que nous formions ici.

Pour la compagnie 1 Watt, les unités éparses font le monde d’aujourd’hui et sont cet amas de matière vivante, respirant, dans son coin, isolées des unes des autres. Cet isolement donnent lieu à ces fameux interstices laissés alors vacants, éloignant encore plus les unités entre elles et finissent par devenir dangereux pour la survie et la cohésion du groupe.

Depuis septembre, les faits d’actualités continuent alors d’éloignés encore plus les unités éparses que nous sommes. Il n’y a qu’à se rendre compte des murs que le politique érige, au nom de la sécurité, pour séparer les populations (vous trouverez ici La carte des murs aux frontières sur le site France Culture).

Cette déambulation illustre la question essentielle et existentielle de ce XXIe siècle : qu’allons-nous faire du genre humain ? allons-nous savoir relier les unités éparses, dont nous sommes acteurs ?

Le monde, fabuleuse constellation d’unités éparses, repose sur chacune d’entre elle, ayant ses qualités, ses savoirs, ses connaissances, ses cultures et ses défauts. dont le destin semble tracé aujourd’hui par le politique à la vision au court terme.

Si l’interstice se resserrait entre ces unités, peut-être que le survivre-ensemble se transformerait, de nouveau, en un vivre-ensemble pour demain ? Utopique, réalisable, envisageable ou inenvisageable… à vous de voir. Mais en avant de trancher la question, la Compagnie 1 Watt nous livre sa réflexion. A méditer…

Laurent Bourbousson

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