Alain Cofino Gomez (Théâtre des Doms – Avignon) : « Diriger un théâtre, si on n’est pas dans le cadre de l’utopie, c’est administrer un outil culturel »

C’est avec la Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le mardi 27 septembre, que le Théâtre des Doms démarre sa demie-saison. Alain Cofino Gomez, son directeur, pose un regard sur sa première année de direction, parle des artistes qu’il va recevoir et de la nouvelle page exaltante pour ce lieu qu’il est entrain d’écrire. Interview.
Alain Cofino Gomez ©Alice Piemme

Alain Cofino Gomez ©Alice Piemme

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Boudoir du #OFF16 : Mickaël Delin

Rencontre avec Mickaël Delin, cet amoureux de littérature, pour son spectacle « Les gourmands disent… Hugo-La Fontaine-Rostand », qui se joue au Théâtre de l’Observance, jusqu’au 22 juillet. On parle littérature, de donner l’envie de lire et d’enivrement.

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Interview : Olivier Py et les mots du Festival d’Avignon

14h30, La Fabrica, jeudi 24 mars. Après 2h30 de conférence de presse, nous n’allions pas égrainer à nouveau toute la programmation de la 70e édition, mais plutôt mettre en avant les mots qui la caractérisent, parler de l’attachement des avignonnais au festival, de la culture sur Avignon et du focus Moyen-Orient. Interview du Directeur du festival d’Avignon, Olivier Py. Lire la suite

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Budget culture : Pour 2,69 milliards d’euros, t’as plus rien…

Avec son budget annuel de 2,69 milliards (je ne prends pas en compte ici le volet communication, puisque le ministère de la culture est aussi celui de la communication), la culture ne représente qu’1% du budget global de l’Etat.

2,69 milliards d’euros, ce n’est pas si mal, me diriez-vous, mais comment cela est répartit dans les méandres de la comptabilité ? En guise de réponse, on se fait une analyse comptable !

Le budget de la culture se compose de programmes. On trouve :

– le Programme 175 qui regroupe les actions menées en faveur du Patrimoine
(746 000 000 € pour le budget 2014. -3,86% par rapport au budget 2013),
– le Programme 131, pour la Création (746 000 000 €. -3,74%), et enfin
– le Programme 224, pour la Transmission des savoirs et démocratisation de la culture (1 089 000 000 €. +0,37%).

Le Programme 175, qui est celui du Patrimoine, si vous suivez, se décompose de cette façon : Patrimoine monumental (332 000 000 €), Architecture (28 000 000 €), Patrimoine des musées de France (339 000 000 €), Patrimoine archivistique et célébrations nationales (27 000 000 €), Patrimoine linguistique (3 000 000 €), Acquisition et enrichissement des collections publiques (8 000 000 €) et Patrimoine archéologique (9 000 000 €).

Le Programme 131 (à vous de retrouver de quel programme il s’agit) regroupe : le Soutien à la création, à la production et à la diffusion du spectacle vivant (683 000 000 €) et le Soutien à la création, à la production et à la diffusion des arts plastiques (63 000 000 €).

Le Programme 224 (son nom est super long, mais l’essentiel à retenir est que cela concerne, en partie, l’accès à l’éducation artistique et culturelle de nos enfants) est le plus important. Il concerne : le Soutien aux établissements d’enseignement supérieur et insertion professionnelle (249 000 000 €), le Soutien à la démocratisation et à l’éducation artistique et culturelle (79 000 000 €), le Soutien aux établissements d’enseignement spécialisé (15 000 000 €), l’Action culturelle internationale (6 000 000 €) et les Fonctions de soutien du ministère (740 000 000 €).

Tout ceci est complexe, je vous l’accorde.

Pour illustrer tout cela, je prends une ménagère de moins de 50 ans qui gagne un salaire annuel de 2,69 milliards (nous ne sommes pas près de la croiser sur un marché ou dans une grande surface…) et qui ventilerait son budget de cette façon :

746 000 000 € pour la restauration d’édifices nationaux, des aides pour des fouilles sur sites, pour l’acquisition de fonds documentaires ou d’œuvres d’artistes, témoignages d’une époque, d’un courant, de l’histoire ;

746 000 000 € pour l’aide à la création et production et permettre la diffusion de ces œuvres qui proviendraient du théâtre, de la danse (le tout sous le regard institutionnel des : Directions Régionales des Affaires Culturelles (DRAC), Scènes nationales, Centres dramatiques Nationaux, Centres Chorégraphiques Nationaux…), et des arts plastiques (le tout sous le regard institutionnel : Musées nationaux, DRAC…) ;

– et enfin, 1 089 000 000 € pour permettre aux écoles du primaire et du secondaire et aux établissements spécialisés de dispenser une approche de l’art, sous toutes ses formes, afin d’éveiller la curiosité des enfants, de doter nos futurs artistes d’une formation exemplaire afin de vivre de leur art, mais aussi pour aider au rayonnement de la culture française lors d’action culturelle internationale.

En somme, Aurélie Filipetti, ministre de la culture et de la communication, est cette fameuse ménagère de moins de 50 ans qui ventile son budget avec des priorités fixées par son ministère.

Si ces sommes vous paraissent énormes, reportez celles-ci au nombre d’établissements d’enseignement, de théâtres nationaux, de musées nationaux, d’églises, de châteaux, de bibliothèques, de sites archéologiques, etc, sur notre territoire… Et malgré tout, si cela vous paraît encore énorme, dites-vous que nous n’aurions pas pu payer les salaires des joueurs de l’équipe du PSG, pour la saison 2012-2013…

Sources :
Ministère de la culture et de la communication – Projet de loi de finances 2014 MCC-PLF-2014-vDEF
Projets annuels de Performances 2014 – Budget Général – Culture PAP_2014_BG_culture

Prochain article : La baisse du budget se vit comment sur le terrain du spectacle vivant

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