Interview : Max Diakok pour J'habite une blessure sacrée

Interview : Max Diakok pour J’habite une blessure sacrée

7 avril 2018 /// Les interviews

Sortie de plateau avec le chorégraphe et interprète du solo  » J’habite une blessure sacrée « , Max Diakok. Sa danse met en lumière un fait historique, celui des émeutes de 1967 en Guadeloupe.  Interview.

L’homme est digne sur le plateau du Golovine. Son corps semble se dérober sous ses pas. Il trébuche, tombe au sol, mais se relève toujours. C’est par le prisme de la résistance que Max Diakok raconte l’histoire de son pays, la Guadeloupe, et plus particulièrement celle des émeutes de 1967 (ici).
Sa danse empreinte de bigidi guide cet homme face à son passé, qui devient notre. C’est ainsi que l’histoire guadeloupéenne devient une histoire commune qui s’inscrit profondèment dans la pensée.
Le travail vidéo de Claudio Cavallari fait résonner les sentiments profonds que la violence voudrait étouffer et rend visible l’indicible.
C’est dans le studio du Théâtre Golovine que nous avons rencontré Max Diako, à l’issue de la représentation.

Max Diakok

Tout commence en mai 67, avec une émeute populaire dans la ville de Basse-Terre, le chef lieu de la Guadeloupe. À l’époque j’avais 8 ans.

Dans mon imaginaire d’artiste, cette histoire a contribué à me rendre encore plus allergique aux injustices et très sensible aux problématiques de décolonisation.

J’ai transformé tout cela en quelque chose de poétique.

Interview réalisée le 3 avril 2018, dans le studio du Théâtre Golovine.
Propos reccueillis par Laurent Bourbousson
Photo : DR

J’habite une blessure sacrée Chorégraphie & interprétation : Max Diakok / Dramaturgie : Lucile Perain / Vidéo & scénographie : Claudio Cavallari / Musique originale : Rico Toto / Lumière : Johann Chauveau / Photo : Willy Vainqueur / Graphisme : Kalyane Studio
À découvrir du 4 au 8 juillet 2018 durant le Festival Nous n’irons pas à Avignon, à la Gare au Théâtre (Vitry sur Seine).
Site de la compagnie : .

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