Marjoline, la joie de retrouver les Deraïdenz en grande forme hystérique

3 juillet 2026 /// Les retours
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Une entrée en trombe

Qui connaît les Deraïdenz sait la surprise qui l’attend à chacun de leurs spectacles. Dans un registre qui leur sied à merveille, les voici de retour dans celui de l’outrance. Après une échappée cinématographique avec leur Dernier jour de Pierre, ils reviennent avec un spectacle qui bouscule une nouvelle fois les règles qu’ils s’imposent avec leur folie. Et ce sont depuis les coulisses qu’entrent en scène les raconteuses de l’histoire, dans une pétarade sans égale, sorte de défilé militaire qui réveillerait les morts.

Véritables tornades

Toutes deux s’emparent de leur espace de jeu — à moins que ce ne soit de leur table de jeu, autour de laquelle tout se trame. Entre manipulation de marionnettes, jeux de mots et autres onomatopées à mourir de rire, le public, jeune et moins jeune, rencontre Marjoline, cette douce jeune fille tout droit sortie d’un conte gothique (nous sommes chez les Deraïdenz, après tout !).

Puisant dans l’écriture des contes, Marjoline est un concentré d’Alice et de Narcisse, ado d’aujourd’hui. Par le biais du conte, les Deraïdenz racontent la joie et l’angoisse d’être adolescent, quand on a envie d’avaler le monde avant qu’il ne nous avale. Marjoline oscille ainsi entre conte lumineux et récit maléfique, laissant entrevoir les issues sombres à portée de main de cette jeune héroïne. C’est avec une jubilation communicative que l’on suit ses multiples péripéties.

Deraïdenz réussit ainsi à captiver petits et grands dans un grand numéro mené tambour battant, où les éclats de rire ne sont jamais loin. Coline Agard et Marjorie Pagliai livrent un numéro de haute voltige dans lequel corps, voix et gestuelle se mettent au service d’une histoire résolument énergique, qui nous donne à voir le versant sombre de nos cœurs.

Un moment des plus jubilatoires, comme sait très bien le faire cette compagnie depuis sa création. À voir sans hésiter !

Laurent Bourbousson
Crédit photo : ©Serge Gutwirth

Marjoline est à découvrir à durant le Festival Off d’Avignon à L’éveilleur, du 4 au 12 juillet (relâche le 6) à 10h00. TOus les renseignements ICI

Générique

Marjoline de la Cie Deraidenz
Mise en scène : Léa Guillec et Baptiste Zsilina / Interprétation : Coline Agard, Marjorie Pagliai / Scénographie : Nora Laamari, Baptiste Zsilina

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