Interview : Découvrez les Samaritans

14 mars 2018 /// Les interviews
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En janvier dernier, le groupe Samaritans mettait en ligne le clip de leur deuxième single, New disorder, qui trouvait sa place dans la playlist d’Ouvert aux publics. L’album Š, sorti dans la foulée, est un des albums de ce début d’année qu’il vous faut avoir découvert. Interview de Pierre Pereira, le chanteur et guitariste du groupe. Mais avant, petit tour de chauffe avec leur premier titre, Can you feel it ?

L’interview

Qui sont les Samaritans et quel est votre passé musical ?
Nous sommes 4 musiciens, originaires de Tours. Les Samaritans sont Clément Lacaile, notre claviériste, Kiefer Oakley, le bassiste, Damien Raynaud, notre beatmaker, et moi-même, Pierre, au chant et à la guitare.
Avec Damien, nous avions monté un groupe qui s’appelait les Dog Guilty Party. On était plus sur du son garage rock au début de son histoire. Nous avons introduit des claviers, des guitares et des basses funky pour arriver sur des sonorités électro pop rock. Nous avons senti un essoufflement autour de ce projet et nous avons décidé de recommencer à zéro. Avec le projet Samaritans, on se situe dans l’électro rock.

En fin d’année dernière, vous avez mis en ligne votre premier clip en ligne Can you feel it ? En janvier, New Disorder. Le premier single ouvre l’album et le second le referme. Était-ce une volonté de montrer, avec ces deux titres, le savoir faire des Samaritans ?
Le message que l’on voulait faire passer était de montrer que nous n’étions pas uniquement cantonnés à de l’électro pop gentillet. On a un côté plus underground. Avec Can you fell it ?, on voulait capter un plus large public. New disorder est le titre péché mignon de l’album, c’est un autre aspect des Samaritans que l’on expose. Effectivement, il y a une évolution tout au long de l’album.

Vous êtes très bien entourés pour ce premier album avec à la coréalisation Laurent d’Herbécourt (Phoenix) et au mastering, Benjamin Weber (Parcels).
On a eu de la chance sur ce coup là. Nous avions le choix entre deux studios d’enregistrement, un dans le sud de la France et l’autre sur Paris, chez Laurent d’Herbécourt. Nous lui avons envoyé un mail pour lui présenter le projet mais sans vraiment y croire. Il a été assez curieux pour nous demander une démo. Nous lui avons envoyé et ça lui a plu. Résultat, il co-réalise l’album avec notre producteur PMG productions. Laurent nous a même prêté du matos, pour que l’on continue l’enregistrement chez nous. C’était une véritable occasion en or.
Nous avons pris deux semaines entières pour évoquer les questions de mixage avec lui sur Paris. Cette collaboration a été très importante pour l’album. Il nous a fait des propositions. C’est ce qui nous a fait évoluer vers de nouvelles choses dont nous n’aurions pas eu certainement idée.

Votre album sonne très années 80. Vous avez été élevés avec ces sonorités ?
Pour ma part, mon père était dans la musique à l’époque et j’ai été élevé dans la musique dès mon plus jeune âge. J’ai découvert le rock de base, en passant par la new wave et par les synthés des années 80. Clément, notre producteur, est fan des années 80. À l’heure actuelle, ces sonorités reviennent à la mode, avec un côté dark et dansant. C’est vraiment cool.

Quand on écoute votre album, l’envie de vous voir sur scène se fait ressentir.
Avec le précédent groupe, on créait nos morceaux puis on les jouait sur scène pour faire les arrangements et seulement après on les enregistrait. Pour cet album, on a fait le contraire. On a composé l’album et maintenant on voit comment on peut l’adapter en live. Et là, c’est un tout autre travail. La force des Samaritans est le live. On est là pour donner de l’énergie et avoir un réel partage avec le public. Le live n’est pas à l’identique de l’album et c’est ce qui est bien aussi.

Comment évoluent les titres ?
On va rester dans la rythmique mais avec beaucoup plus de liberté. On donne un côté un peu plus rock sur les lives, avec des solos de notre guitariste que l’on n’entend très peu dans l’album. Sur certains morceaux, on a souhaité prendre le contrepied en les jouant de façon plus intimiste et plus adapté au live. Ce sont des petites surprises.

Pourquoi avoir intitulé votre album Š  le S hatchek ?
Je pense que ce S hatchek est simple et efficace pour représenter les Samaritans. Il est apparu comme une évidence. Je pense que l’on va l’utiliser comme la marque du groupe.

Il y a un titre qui fonctionne particulièrement bien. C’est Wait. Il sonne comme un tube en puissance.
Ce serait le rêve que ce titre soit un tube. C’est un des premiers morceaux que nous avions composé pour cet album. C’est un titre qui me tient très à coeur. On prend vraiment beaucoup de plaisir à le jouer.

Les Samarians écoutent quoi ?
Nous avons des bases communes parmi lesquelles on peut citer les Artic Monkeys, Phoenix, Justice, Parcels… Après, nous sommes quatre et on va tous évoluer différemment par rapport à nos écoutes et coups de cœur !

Est-ce que vous entendre chanter en français se réalisera un jour ?
Ce n’est pas évident de chanter en français sur cette musique. Il y a le groupe Thérapie Taxi qui chante en français sur de la musique électronique. Peut-être que nous le ferons dans l’avenir mais pour l’instant ce n’est pas d’actualité, mais ça reste une éventualité possible.

Š des Samaritans à l’écoute

En 10 titres, le groupe Samaritans revisitent les années 80 en renouvelant le genre. Véritable bombe à succès, Š est un voyage sonore de la côte pop à celle de l’électro rock. Le rock, dans ses variations, est présent en filigrane tout au long des titres. Et cela laisse présager une belle suite à ce nouveau projet.
Parmi les titres qui retiennent toute l’attention, Wait et We are on fire sont en bonne place, Seashells les talonne de près. Gasoline n’est pas sans rappeler Vitalic et New disorder, qui vient clôturer cet album laisse apparaître tous les possibles d’un devenir qui sera sans doute radieux.
Pour vous faire une idée, Š est en écoute sur toutes les plateformes de streaming.

Samaritans sur les réseaux sociaux : Facebook / Twitter / Instagram et leur site.

Propos recueillis par Laurent Bourbousson

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