[PORTRAIT] RedLight, de Marseille à L.A.
Avec la sortie de Homeworks aujourd’hui même, leur nouvel album, le groupe marseillais vous emmène en balade du côté de Los Angeles. Ça sent bon les Beach Boys mais également les Beatles et Baxter Dury pour le côté londonien. Rencontre.
Écouté deux semaines avant sa sortie, le nouveau LP des marseillais RedLight, ou plutôt des rovenains devrions-nous dire, est une plongée dans une pop rock lumineuse et joyeuse et pourrait bien être la b.o. de votre film de vie. Mais avant d’en parler, on fait la connaissance du groupe.
RedLight, une longue histoire d’amitiés
Qui se cache derrière les RedLight ? On retrouve 2 Laurent et un Christian, alias Londres, Dapé (Raspigaous) et Guy. Londres et Dapé, amis depuis le CE2, ont toujours fait de la musique dans des formations diverses et variées.
En 2006-2007, depuis Londres (la ville), Londres (le guitariste et chanteur) échange avec Dapé (le guitariste) des morceaux de musique sur lesquels Londres vient poser sa voix. De retour en France en 2008, ils se retrouvent à Marseille et forment RedLight, avec Guy (basse), forts de leurs expériences musicales.
Ils sortent Crash System Control, leur premier album déjà prêt bien avant la formation du groupe. Pour ce premier opus, ils se retrouvent renforcés par une bande de potes, car c’est ça l’esprit RedLight, faire de la musique entre amis sans se prendre la tête. Si les titres sortent avec un rythme soutenu au début de leur formation, la productivité se fait plus rare pour diverses raisons, sans toutefois se tourner le dos. Ce sont les aléas de la vie, dirons-nous.
Une empreinte musicale riche
S’il fallait définir l’univers des RedLight, nous serions bien embêtés. Alors, on se retrouve à copier-coller ce qu’un journaliste anglais avait écrit à leur début : RedLight est “A Great and Fresh mix of Electro-Rock-Hip Hop-Blues”, ce qui s’entend sur leur premier album. Partir dans différentes directions, ce qui pourrait être considéré comme un inconvénient, est plus un avantage ici. C’est toute leur richesse que l’on entend de titre en titre et c’est un univers sans limite qui s’ouvre à nous et ce même bien après les premières productions.
Avec Homeworks, retour aux fondamentaux

Pour Homeworks, le groupe promet un mélange de nostalgie et d’innovation, capturant l’esprit d’un rock indépendant et authentique. On pourrait presque écrire que c’est un retour aux fondamentaux de la musique. Exit les machines électros et place aux guitares, basses et batterie.
En effet, les mélodies et harmonies qui composent les 10 titres de l’album se déploient au fil de l’écoute et c’est un véritable film auquel assiste l’auditeur. « Dans un souci d’adaptabilité à la scène, dixit Londres, la veine musicale tourne plus autour des mélodies guitare pour être plus direct, comme une formation à l’ancienne, plus vivante. »
Le titre Idea of mine, que l’on retrouve dans notre playlist de février, sent bon le soleil de L.A. et celui de Marseille. Il est le titre refuge, celui que l’on vient écouter quand pour nous ôter tous soucis de la tête. La production d’Homeworks est très soignée et l’enchaînement des titres bien pensé. On le considère comme une suite de Jukebox vol.3, leur précédent EP.
Parmi les titres, on aime s’écouter Idea of mine, Wrong, Spiderbed & a crime, Hold on et Les dérives, la petite surprise de cet album, puisque c’est la première fois qu’une chanson en français dans le texte vient s’immiscer dans les pistes.
Alors, on se rêve déjà de les voir sur scène et on parie qu’il en sera de même pour vous lorsque vous aurez écouté Homeworks.
En résumé
RedLight offre ce nouvel album à nos oreilles pour l’amour de la musique et des mélodies pop qui font du bien. Il vous suffit d’appuyer sur play depuis leur page Bandcamp ou des plateformes et de se laisser porter. Foncez !
Page Bandcamp du groupe : https://redlightofficial.bandcamp.com/
Page Soundcloud : https://soundcloud.com/orthlieblaurent
Homeworks à écouter sur Deezer, Spotify.
Laurent Bourbousson