[ITW] RML-Auteur, l’autofiction lui va si bien

5 octobre 2025 /// Les interviews
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En guise d’introduction, voici les mots dits à l’auteur avant de débuter son interview :

« Aujourd’hui, acheter un livre est un acte fort. Acheter un livre en auto-édition l’est plus encore. Donc me voici, en août dernier, à sauter le pas, à acheter le livre de RML, qui n’est pas n’importe quel auteur puisque je te connais en tant que metteur en scène de la compagnie Didascalies & Co depuis 20 ans ! Après quelques jours d’attente, il y a eu la réception du livre – je lis très peu sur liseuse – et ses 334 pages ! Je n’avais prévu qu’il soit autant volumineux pour un premier livre. Je me suis rassuré en me disant que ça allait le faire et je l’ai ouvert. Et là je me suis dit, « bon, il va falloir chausser mes lunettes, car c’est écrit petit ».
J’avoue qu’à cet instant j’ai eu un peu peur, me demandant ce que RML avait bien à nous raconter, et surtout de savoir si cela allait tenir sur le long de ces 334 pages. Alors, on se rassure, après les 50 premières pages lues, une seule obsession y retourner. Stéphane, Paul et les autres étaient désormais le cercle de connaissance dans lequel le lecteur que j’étais allait évolué au fil des pages.
La chasse à la biche à Compiègne est un roman sur l’effondrement personnel, professionnel, mais également des mondes que l’on connaît, totalement addictif. C’est ainsi que l’on se lève en pleine nuit pour poursuivre à l’abri du silence sa lecture. La construction du récit sous forme de flashbacks nous prend et nous entraîne dans une relation amoureuse de 4 ans.
On pense parfois aux
Chroniques de San Francisco d’Armistead Maupin et on se retrouve à sourire devant la monstruosité des personnages.
Une fois le livre terminé, on regrette déjà de laisser partir Stéphane dans sa nouvelle vie, sans qu’il nous donne des nouvelles. Et que dire du titre dont l’écrivain nous livre son secret tout à la fin.
Laissez-vous surprendre par ce premier roman auto-édité.
« 

Le rapport à l’écriture

Comment es-tu arrivé à l’écriture ? 
C’est une très longue histoire que j’entretiens avec l’écrit, elle ne date pas de maintenant. Adolescent, j’écrivais énormément. De 16 à 23 ans, j’ai énormément écrit des débuts de romans, de la poésie, etc. J’ai longtemps cru que tout le monde faisait ça, que tous les adolescents passaient par une phase d’écriture abondante, que c’était normal, que c’était un délire d’adolescent. C’est peut-être un peu naïf de ma part, mais je pensais que c’était une norme qui frappait tous les adolescents.  Et que lorsque tu grandissais, tu t’apercevais que cela n’avait aucune valeur au final.
Avec mon activité théâtrale, j’ai toujours fait du théâtre de texte, j’ai toujours fréquenté les auteurs et autrices. La fréquentation, tout au long de ma carrière, avec des auteurs et des autrices que je considérais comme titanesques ou géniaux, me faisait dire que j’étais incapable de passer à l’écriture. Ça, c’est une première chose.
En 2018, il m’est arrivé effectivement quelque chose dont tu parles dans ta présentation. J’ai eu un effondrement sentimental qui s’est corrélé quelque temps avant et après, avec un effondrement professionnel, et qui s’est corrélé avec ma perception d’un possible effondrement du monde que j’avais connu. Cette perception m’interroge car est-ce avec  mon sentiment de vieillesse qu’il me semble que les choses s’effondrent, ou est-ce que les plus jeunes ont la même sensation ? C’est une véritable question. 

C’est à ce moment que tu te lances dans l’écriture de ton roman ?
Je commence à écrire un motif thérapeutique à la suite de la rupture sentimentale, un journal, et au bout de quatre jours, je n’emploie plus « je » mais j’écris « il ». Je commence à voir naître un projet dramaturgique, de manière un peu inconsciente, et je commence à me complaire à raconter cette histoire de la rupture sentimentale. Et puis j’arrête d’écrire  au bout de quelques mois, parce que la distance entre le vrai deuil, que tu es en train de faire personnellement, et le fait que tu le racontes, ne se fait plus. Écrire pour raconter cette rupture, alors que j’étais en train d’en faire le deuil n’était plus possible. J’avais envie de m’en défaire. Donc, j’abandonne tout. Et, un an après, arrive la Covid, cette nouvelle catastrophe, et on est tous confinés. Je me retrouve seul chez moi comme tout le monde.
Je reprends ce que j’avais fait et je me rends compte que j’avais écrit presque 60 pages. Je me rends compte que je n’avais jamais autant écrit de ma vie sur un sujet. Je les relis, il s’est passé deux ans et demi, et je me dis que c’est pas mal. Rires. Je me dis qu’il faut que j’aille au bout de cette chose. Et là, je me mets à écrire pendant un an, ce que tu connais là. Il y a eu bien sûr des corrections.
J’ai trouvé dans l’écriture une liberté sans prétention. Au fil de l’écriture, s’est abattu mon complexe de comparaison avec des grands auteurs et autrices que je continue à adorer et auxquel·le·s je ne me compare absolument pas. C’est une liberté artistique que je retrouve alors que je ne l’avais plus au théâtre. L’acte d’écrire me permet d’être en phase et de parler de choses beaucoup plus intimes.

Soumettre son écriture aux premiers lecteurs

4 ans après les premiers jets de La Chasse à la biche à Compiègne, tu te retrouves avec tes feuillets devant toi. Appréhendes-tu le fait de donner à lire ces feuillets à tes proches pour avoir un retour ? 
C’était aussi nouveau pour moi. J’avais quand même l’idée que j’irais au bout du roman. Donc, je racontais à beaucoup de gens proches que j’écrivais pour m’enfermer moi-même dans le piège, comme si je me posais des jalons. En le disant à tout le monde, j’étais obligé de sauter le pas. La première mouture non corrigée, je la donne à lire à quatre amis proches avec la sensation de m’être auto violé puisque j’ai écrit à partir de mon vécu, que je porte une parole de l’intime. Après il y a des choses vraies et d’autres totalement fausses. Mais une fois que l’écrit est rendu public, même à 4 personnes, tu passes de l’autre côté. En leur donnant à lire, je ne m’interroge pas encore si le roman est viable ou pas. J’ai eu des retours très encourageants très rapidement alors que je pensais que tous allaient le lire en diagonale. Leurs retours ont validé une forme de légitimité.

Tu as tes premiers retours et…
Après ces premiers retours et ce premier jet qui n’avait pas du tout la forme du roman d’aujourd’hui, je l’imprime 3 mois après et je le corrige en rouge. L’objet me semble étranger.
J’ai fait une seconde impression avec les corrections apportées que je donne à 3 bêta-lecteurs choisis dans un cercle d’amis différent du premier. Leur mission était de donner un retour très détaillé sur les chapitres, phrases, mots et de faire toutes sortes de corrections comme des retours éditoriaux.
J’ai choisi ce que je conservais de leurs retours. Parfois je les ai suivis parfois non. Et ça a été la correction finale et le livre que tu connais. 

L’autofiction comme genre

Ton œuvre est une autofiction et cela est totalement assumé. Je trouve intéressante la présentation de la définition de ce mot dans les notes à la fin du livre. Est-ce que les personnes qui te connaissent intimement ont décelé des choses que tu aurais pu leur cacher et as-tu eu des retours ? Ou est-ce que ton livre a été lu en tant que fiction en essayant de faire abstraction de ta personne ?
Pour une autofiction, le matériau de ta propre vie devient fiction. Des choses sont totalement vraies, des choses ne le sont pas du tout, et de toute façon, la vérité est toute relative, on est d’accord sur ça. Les faits sont factuels mais la lecture des événements ou même la perception que tu as vécu n’est que ta version. Ce qui m’intéressait là-dedans, c’était de me servir de toutes ces choses vraies, factuelles, pour en faire effectivement une œuvre de fiction, en brodant autour, en faisant de moi-même un personnage, des autres un personnage, pour essayer de raconter quelque chose plus globalement, que tu as assez bien résumé dans ta présentation que je trouvais très juste.
Après forcément, les gens qui sont très très proches de moi ont découvert la partie intime de ma vie, la sexualité entre deux personnes liées par cette relation. Les gens qui me connaissent bien réagissent toujours de manière étrange : ils n’arrivent pas à faire la part de ce qu’est l’œuvre littéraire et de ce que serait la réalité. Je sais qu’il y a par exemple des gens qui me voient différemment de ce qu’ils me voyaient avant, après leur lecture, dans un sens positif comme dans un sens négatif. Il y a des gens qui me connaissaient par exemple du milieu théâtral comme étant assez radical et qui ont été étonné par mon écriture qui est plus en doute, plus en recherche de quelque chose, à l’inverse de ma propre personnalité sociale, publique semble être. C’était une première surprise pour certains de mes intimes, qui n’avaient pas cette vision de cette facette de moi. Une de mes facettes parce que le livre n’est pas toi non plus complètement, c’est une œuvre. Et d’autres gens qui peut-être avaient une image plus rangée de moi, ont un autre regard depuis qu’ils ont croisé le personnage de Stéphane avec sa manière de faire son deuil, sa résilience dans ses allers-retours dans le temps présent, la multiplication de ses rencontres d’un soir… Mais ça c’est le but, en tout cas, c’est ce que j’imaginais du moment où tu prétends que tu fais de l’autofiction.

L’autofiction est un genre que tu apprécies depuis longtemps ? 
Non, j’ai modifié mon regard sur l’autofiction. Je n’en étais pas très fan. En fait, je ne l’avais pas comprise, j’en lisais peu. J’avais une position déclarée, l’autofiction était barbante et inintéressante à mes yeux. Je dis cela mais en même temps je lis Proust, j’aime beaucoup Marguerite Durras, fan d’Hervé Guybert… Tu vois, tu as parlé des Chroniques de San Francisco que j’adore, et il y a quand même une grosse part d’autofiction là-dedans. J’adore Yves Navar, un auteur un peu perdu aujourd’hui, que je trouve immense, dont beaucoup de bouquins sont de l’autofiction et qui m’ont marqué profondément. Au moment où tu te mets à écrire, tu te rends compte aussi que tu arrives à écrire que ce que tu connais dans ta chair.
Pour cette deuxième partie de ma vie d’auteur, j’ai envie d’écrire des choses qui sont inscrites en moi, dans la réalité d’une expérience physique, spirituelle au monde, je ne sais pas comment le dire autrement. J’ai envie de témoigner dans ce questionnement et ma perception des choses et du monde.

Le chemin de la maison d’édition à l’auto-édition

Te voilà donc avec le manuscrit entre les mains. Est-ce que tu l’envoies aux maisons d’édition ou est-ce que le choix de l’autoédition est clair et précis dès le début ? 
En parallèle de l’écriture, je lisais beaucoup de choses sur comment s’éditer, etc. En tant que lecteur, j’achetais majoritairement des livres chez des éditeurs, mais j’achetais aussi des livres en auto-édition avec parfois de bonnes surprises, parfois de grosses déceptions. Il est vrai que ma pratique de lecteur s’est développée avec l’arrivée de la liseuse où tu peux grossir les caractères.
J’ai envoyé à une quarantaine d’éditeurs le manuscrit en tout, dont 10 maisons qui voulaient une version papier uniquement en recto, avec un interligne de 2 et une marge de 2 cm… ce qui veut dire que j’imprimais une ramette de papier  à chaque envoi !

Quelles ont été les réponses ? 
Au mieux, tu reçois un mail qui t’informe que ton manuscrit est numéroté et que si dans les trois mois tu n’as pas de réponse, ça ne les intéresse pas ; tu as également les retours de ceux à qui tu l’as envoyé en papier, tu reçois un courrier type dans les 3 mois qui suivent la réception. La plupart du temps, tu ne sais même pas s’il a été lu. Je dirais que le monde de l’édition est comme celui du théâtre : si tu n’es pas introduit, que tu n’es pas recommandé par un éditeur, ce qui ne veut pas forcément dire que tu seras édité pour être uniquement lu, c’est compliqué.

Tes personnages principaux sont LGBT. Pourquoi ne pas avoir ciblé les maisons d’édition en fonction de leurs thématiques ?  
Les grandes maisons de l’édition, enfin les maisons de l’édition connues, ont toutes quatre-cinq auteurs LGBTQIA+. En termes de maisons d’édition, c’est une entreprise qui doit aussi faire rentrer de l’argent. On sait que les œuvres de ces auteurs seront une lecture de niche et ce n’est pas vraiment la priorité pour les maisons d’édition. D’autre part, tu as les plus petites maisons d’édition qui sont à thèmes. Il faut vraiment que ton manuscrit entre dans la ligne éditoriale. Dans plein de cas, La chasse à la biche à Compiègne en cochait certaines et pas d’autres. Sur les maisons d’édition orientées LGBT, parce qu’il y en a, elles sont plus sur la romance et mon roman n’en est pas vraiment une, ou alors sur des essais ou romans plus politisés autour des causes de la communauté LGBTQIA+. Je ne rentrais dans aucune case.
Je me suis dis, soit je reste comme ça pendant 3-4 ans et j’envoie le manuscrit à 400 maisons d’édition, en espérant qu’un jour il y en ait une qui me dise oui, soit, je passe en auto-édition. C’est ce que j’ai fait. 

Est-ce que l’auto-édition fonctionne bien ?
Se faire une place en édition, c’est très dur, en auto-édition, c’est encore plus dur. Ce qui est intéressant à savoir est que l’auteur y fait une marge un peu plus élevée. En édition traditionnelle, en gros, l’auteur touche 10% du prix du livre. Pour un bouquin vendu à 15€, tu gagnes 1,50€. Alors qu’en auto-édition, l’auteur gagne le double. Ce qui reste quand même très peu. Donc, avant de gagner sa vie…  

Quels sont les coûts pour l’auteur qui s’auto-édite ? 
Tu fais la mise en page. Il faut trouver un compromis entre le coût et le prix du livre. Personnellement, je ne voulais pas arriver avec un bouquin qui allait coûter 22 euros au final, parce que je suis inconnu et que c’est un premier bouquin. Ce qui explique que la taille de la police du caractère soit petite. 
En auto-édition, la diffusion ton livre est totalement confidentielle, à l’inverse d’une maison d’édition qui a une force de frappe avec les dédicaces, les rencontres… Là, tu es tout seul. Il n’y a que le bouche à oreilles qui peut dire “oui c’est bien, c’est intéressant, lisez-le”, mais c’est un long chemin ! Je construis aujourd’hui ma carrière d’auteur car c’est le projet qui va occuper le restant de ma vie. Je construis un chemin et  j’ai déjà 3 projets que je vais éditer dans les 5-6 prochaines années. Je vois cela comme un avantage.  

Quels sont les retours sur ton livre ?
Les retours arrivent petit à petit. J’ai sorti le livre le 28 juin et j’en ai vendu une quarantaine. En moyenne, il se vend 160 titres d’un livre en France. Il y a des auteurs qui en vendent 200, 500 000 et d’autres autant que moi !
Pour revenir à ta question, c’est une surprise de savoir que des personnes l’ont lu ou le lisent, et d’avoir leur retour. Je prends ton exemple, je ne savais pas que tu l’avais acheté et que tu le lisais.C’est amusant car je ne suis plus du tout dans le temps de la création du livre, j’ai finalisé les choses et je suis passé à autre chose dans ma tête. Donc, les retours arrivent par petites touches. Ce qui est différent d’une première au théâtre où le retour immédiat et où tout se joue dans la semaine. Pour moi, c’est quelque chose de nouveau.  
Il faut savoir qu’un livre en édition traditionnelle, en général, la vie d’un livre est de 3 à 6 mois et au bout d’un an, il est envoyé au pilon si aucun exemplaire n’est acheté. Le livre La Chasse à la biche à Compiègne est en impression à la demande, je ne gère pas de stock. Tant que je le laisse en vente, le livre peut continuer à être acheté, avoir une vie pendant trois, quatre, cinq ans en numérique et en impression. Et ça c’est une idée un petit peu différente avec l’auto-édition parce qu’effectivement tu peux arriver au bout de trois ans à en vendre 4-500 exemplaires.  

De Renaud-Marie Leblanc à RML

C’est une nouvelle aventure que tu t’apprêtes à vivre ?
Absolument. Petit à petit, je vois le chemin se construire. Avec le second titre, peut-être qu’après sa lecture, les acheteurs du second voudront lire le premier. En auto-édition, tu construis un lectorat. C’est ce que je souhaite. Ça me réjouit, ça me fait un peu peur, je t’avoue, c’est nouveau, car c’est être présent sur les réseaux autrement, d’essayer d’inventer des choses… Cela est très stimulant. 

Parlons des réseaux sociaux et plus particulièrement de ton compte Instagram RML auteur lancé en même temps que ton site. Avec la bibliothèque de Renaud-Marie, l’auditeur t’écoute parler des livres que tu as aimé. Et dernièrement, on a vu avec une chronique apparaître, que j’aime énormément, la Chronique du balcon. Quels sont les retours que tu as ? 
Pour exister sur les réseaux sociaux, il faut se filmer, il faut apparaître. La première chronique que j’ai enregistrée, je ne me suis pas trouvé à ma place. Quand tu vas sur les réseaux sociaux, les gens qui font ça sont plutôt jeunes, ils n’ont pas 56 ans. Quand tu te filmes en gros plan, que tu as 56 ans et que tu n’as pas recours à la chirurgie esthétique, ça se voit. Je me retrouve donc avec cette première chronique et je me dis : “non mais je ne sais pas faire, ce n’est pas du tout ma génération”. Je me suis fait rire. Et de là est née cette chronique, avec ce personnage un peu décalé qui se moque de lui-même. Je m’impose à en faire une par semaine. 

Pour ma part, cette chronique fonctionne bien.
Merci. J’ai eu des retours plutôt sympas en effet. Je construis donc tout ça, c’est tout nouveau pour moi également. 

Tu es donc sur une nouvelle voie. 
Je pense que j’avais besoin de ce nouveau tournant. Artistiquement, j’étais arrivé au bout de quelque chose et je suis heureux que quelque chose de nouveau s’ouvre à moi.
Je me suis dit, pour la partie réseaux sociaux, que je ne le faisais que si ça m’amusait. Avec l’écriture, je prends plaisir. Ce n’est pas que de l’amusement, c’est un réel plaisir d’écrire des heures. Je me suis rendu compte aussi à la lecture de ma carrière que j’ai toujours tourné autour de l’écriture, des auteurs, de la manière dont même les textes que je montais au théâtre étaient écrits, l’histoire de la langue, tout ça me préoccupait. Passer à l’écriture n’est pas aberrant non plus dans mon parcours, ça n’arrive pas comme ça.  

Effectivement, il y a une filiation. Tu as eu un été studieux entre ton livre, tes chroniques et le Festival Le Soir à l’initiative de la mairie de secteur 1/7 de Marseille avec quelques projets de mise en scène quand même. 
L’aventure de ce festival aura duré 5 ans. Ce projet m’a permis de faire la transition entre le metteur en scène que je suis, avec trois petits projets de mise en scène qui ont étaient présentés dans ce festival, ce qui m’a permis de me retirer petit à petit de la mise en scène, ce qui ne veut pas dire que je n’en ferais plus jamais. Ma créativité a glissé ailleurs et cela me ravit. Aujourd’hui, le théâtre se fait dans la transmission, et avec le festival, il y a l’idée de soutenir les projets des autres compagnies, de les programmer, de rencontrer les artistes, de faire un lien avec les publics. Je parle d’un endroit que je connais. Le théâtre est toute ma vie, donc ce n’est pas encore fini. Je vais y contribuer encore. Je vois les choses comme ça. 

Pourquoi dis-tu que ce Festival aura duré 5 ans. Qu’en est-il de l’année prochaine ? 
Le festival étant organisé par la mairie de secteur 1/7, avec les élections municipales, on ne sait pas. Lorsque la compagnie Didascalies and Co a été choisie pour être partenaire de la première édition, nous n’étions pas certains qu’il y en ait une seconde. Il y en a eu 5 et c’est très bien. C’était une aventure très joyeuse. Le roman est sorti au bon moment.

Propos recueillis par Laurent Bourbousson
Crédit photo : RML par Koni Photographe

Générique :

Site de RML-Auteur : ICI
Compte Instagram : ICI
Se procurer le livre La chasse à la biche à Compiègne : Amazon, Kobo

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