[ITW] Bernadette Tripier, directrice pédagogique et artistique de Coline pour L’ImpruDanse
Formation professionnelle du danseur interprète par excellence basée à Istres, Coline s’illustre dans les festivals. Le groupe sera à Draguignan, mardi prochain, avec deux compositions originales des chorégraphes Arno Schuitemaker (Pays-Bas) et Bui Ngoc Quan (Vietnam). En deux questions, Bernadette Tripier présente cette soirée.
Quelle est la spécificité de la formation Coline que vous avez contribuée à construire depuis 1997 ?
Le rapport à l’artistique, au chorégraphe, à la création, au répertoire et à la transmission est au cœur du projet. C’est la matrice. Durant deux ans, les danseur.ses traversent entre 6 et 7 projets qui forment l’ossature de leur formation. D’où l’importance des choix artistiques. Les chorégraphes sont invités durant trois à quatre semaines pour transmettre une pièce de répertoire ou une création. J’essaye de trouver l’équilibre. Dans tous les cas, les pièces s’appuient sur un travail d’écriture car les artistes ont un attachement fort à l’écriture du mouvement, à la partition… C’est en traversant des écritures différentes qu’ils vont eux-mêmes mettre en jeu des techniques, des outils performants. J’ai ainsi invité les interprètes de D. Bagouet, les chorégraphes JC Gallotta, H. Robbe, M. Kelemenis, T. Lebrun, J. Leighton, C. Ubl, A. Richard…
Vous composez une double soirée avec Bui Ngoc Quan, ancien danseur de Coline, et Arno Schuitemaker. Une manière de montrer leur ouverture ?
Oui. J’ai rencontré Bui Ngoc Quan au Ballet national de Hanoï où j’ai travaillé. Aujourd’hui, il est assistant d’Alain Platel mais il continue à transmettre sa propre écriture marquée par une forme de disponibilité dans l’improvisation. La dernière promotion a dansé avec lui autour du Sacre du Printemps sur un fil conducteur sans cesse en évolution. C’est un processus qui permet d’ouvrir d’autres portes. Quant à Arno Schuitemaker, son travail s’inscrit dans l’esprit du clubbing. Le dispositif sonore et lumineux enveloppe le groupe qui traduit à la fois une multitude de singularités tout en donnant corps à une dynamique du partage. Le spectateur est comme happé par le mouvement et les corps.
Propos recueillis par Marie Godfrin-Guidicelli
Crédit photo : Inked ©M. Barret-Pigache
Soirée à découvrir le mercredi 26 mars à 20h30 au Théâtre de l’Esplanade (Draguignan) – Gratuit, sur réservation. Tous les renseignements ICI
Générique
Inked Chorégraphie : Arno Schuitemaker / Assistante à la chorégraphie : Emilia Saavedra / Musique : Varjakuvatanssi – Cucina Povera, Rez – Underworld , People’s Faces – Kae Tempest / Régie lumière : Yvan Guacoin / Avec les danseuses et danseurs interprètes de la formation professionnelle Coline session 24-26 : Tiago Alvez Da Cruz, Manon Baldini, Ève Brandenburger, Timothée Banchereau, Johanne Charpe, Maria-Raffaella De Franceschi, Marius Josserand-Gourlier, Marta Machado, Émilien Moutin, Clémentine Pérez, Romane Sagot, Carla Sousa, Axel Thelliez, Gwénaëlle Verdegem
Expansion Chorégraphie : Bui Ngoc Quan / Musique : Bo ad et Jaybeat de Bert et Stijn Cools (groupe Granvat) & Consumed de Plastikman (Richie Howtim), All in Circles de Shida Shahabi / Régie lumière : Yvan Guacoin / Avec les danseur·euse·s interprètes de la formation professionnelle Coline session 24-26 ainsi que Viktorija Kovaļova et Marta Elizabete Mulareka, étudiantes danseuses invitées de la Latvian Academy of Culture (Riga – Lettonie)