Retour d’expérience : arpentage du livre « Passer à table »

25 mai 2026 /// Les retours
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Évacuons tout de suite la question du « est-ce que tu feras de nouveau l’arpentage d’un livre ? », car la réponse est un OUI franc, et ce pour plusieurs raisons.

Premièrement, cela permet de transformer l’acte de lire, totalement individuel au départ, en un acte collectif. Ce qui en découle, ce sont des échanges de paroles et d’idées autour de ce que nous sommes amenés à lire. Deuxièmement, il est temps de faire redécouvrir le plaisir de dénicher, au détour des pages, de quoi enrichir nos pensées, exercer notre esprit critique et transformer nos regards sur des pratiques sociales ou des références historiques qui nous auraient échappées. Enfin, je dirais que cette méthode de lecture collective, issue de l’éducation populaire, doit tout simplement perdurer.

C’est donc conquis que je m’apprête à écrire ces quelques lignes. Ce qu’il faut savoir, lorsque vous vous apprêtez à arpenter un livre, c’est que l’ouvrage en question sera découpé. Pas d’autodafé en vue ! Juste la possibilité pour chacun de prendre la partie qui lui incombe de lire. Une fois l’arpentage terminé, vous rendez bien entendu vos pages et le livre est ainsi reconstitué, prêt à servir à d’autres qui l’arpenteront à leur tour. Ils en tireront également un autre éclairage car oui, tout est question ici de subjectivité et de restitution collective.

Les sous-chapitres que j’ai eu à lire faisaient partie du chapitre V : « Manger, c’est toujours incorporer un peu du monde extérieur en nous ». Dans cet essai passionnant, la journaliste se mue en sociologue de la nourriture et, à travers son prisme, nous découvrons une véritable cartographie du manger. Lorsque la valeur totem de la cuisine française dépasse l’idée du goût et que l’acte de se nourrir répond à des tendances néocapitalistes, il est temps de se reconnecter à nos papilles et de redécouvrir cet acte simple.

Émilie Laystary convoque des références sociologiques et historiques pour un tour du monde de nos assiettes et de nos verres. Le groupe ainsi constitué découvre bon nombre de faits qu’il relie à son quotidien et se livre, par touches, à travers sa lecture.

Cerise sur le gâteau : l’autrice, présente en fin d’arpentage, a pu découvrir ce que son écrit suscitait chez ses lectrices et lecteurs. Elle a ainsi mesuré toute la portée de son écriture à travers un atelier des plus agréables.

Vivement mon prochain arpentage !

P.S. : un grand merci à Élodie Mollé pour cette découverte et cet arpentage.

Laurent Bourbousson
Crédit photo : Laurent Bourbousson

Passer à table d’Émilie Laystary aux Éditions Divergentes : ICI

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