Montpellier Danse 2024 : un festival cosmopolite

24 mars 2024 /// Les retours
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« Ce festival n’est pas comme les autres. Il est en regard du monde. » Ce sont par ces mots que le directeur de Montpellier Danse Jean-Paul Montanari a débuté la présentation de cette 44e édition. 6 créations mondiales et 10 créations vont rythmer les deux semaines du festival.

À Montpellier Danse, le monde à portée de mains

Le monde semble s’être donné rendez-vous à Montpellier spécialement pour le festival. Afrique du Sud, Amérique du Nord, Asie, Iran, et pays d’Europe vont se partager les différentes salles dans lesquelles le public va se rendre du 22 juin au 6 juillet 2024.

Voice of desert ©Mariko Miura

On peut déjà dire que le week-end d’ouverture du festival (22 et 23 juin) est un événement en soi avec la présentation de Deepstaria du chorégraphe anglais Wayne McGregor et de Voice of Desert du japonais Saburo Teshigawara. Deux créations mondiales donc, auxquelles s’ajoute la création de Robin Orly, How in salts desert is it possible to blossom… avec le Garage Dance Ensemble.
Le chorégraphe biélorusse Arkadi Zaides présentera également The Cloud autour du concept d’hyperobjet développé par Timothy Morton, à savoir l’incapacité à percevoir des situations globales et vastes comme celles que nous vivons actuellement. Présenté comme le chorégraphe le plus intéressant de ces derniers temps, le public devrait être au rendez-vous.

Des créations mondiales en cascade !

DANCEFLOOR ©Laurent Philippe

Au rayon des créations mondiales, le public retrouve Josef Nadj avec Quand la lune se lève construite sur le postulat d’un continent rêvé, l’Afrique. Le chorégraphe retrouve ses interprètes de Omma, sa pièce précédente.
La chorégraphe madrilène Marta Izquierdo Munoz présente Roll, qui sonne comme une célébration de l’urgence de vivre. Prenant appui sur la pratique du patin à roulette, en vogue à l’époque post-franquiste, elle convoque l’image violent du sport roller derby quientre en résonnace avec notre monde. La version Roller Derviches est à découvrir à travers les villes de Montpellier Méditerranée Métropole.
Reconnue à travers le monde, l’artiste Daina Ashbee dévoile We learned a lot at our own funeral pour ce festival. Ses pièces originales de danse/performance ont été tournées dans plus de 120 villes dans 35 pays différents. Si le travail a débuté avec le danseur hip-hop Juan Carlos Miranda Perez, il en sera tout autre lors dela présentation.
Michèle Murray s’est lancée un défi pour Dancefloor. Comment chorégraphier pour les 25 danseurses du CCN Ballet de Lorraine, tout en faisant advenir les individualités de chacun ? En portant son choix sur un titre évocateur, la chorégraphe entend réunir toutes les danses sur le plateau, soit du classique au clubbing.

Parcours chorégraphique

Parce qu’un festival permet cela, le chorégraphe marocain Taoufiq Izeddiou présente sa trilogie, Le Monde en transe (photo de couverture). Il explore à travers ses trois pièces, la dimension créatrice de la transe et ses racines spirtituelles. À découvrir !

La performance au rendez-vous

L’artiste danoise Mette Ingvartsen convoque des extraits clés d’œuves existantes dans Rush pour mettre l’accent sur le travail de la performeuse Manon Santkin dans une pratique chorégraphique.
La chorégraphe iranienne Sorour Darabi qui a marqué nos esprits durablement avec Savusun et Natural Drama, présente Mille et une nuits, performance dans laquelle elle revisite la notion de « nuit » à travers le point de vue de Shéhérazade avec danseurs, chanteurs, acteurs et musiciens.
Avec Shiraz, Armin Hokmi convoque un Iran passé, celui où la liberté avait encore sa place, à travers le Festival de Shiraz-Persepolis où musique, danse, théâtre et films d’un spectre large faisait rayonner le pays au niveau mondial. 

Kim, Taiwan et du répertoire

Parmi les spectacles porposés, le public se pressera pour assister à la création Takemehome du chorégraphe Dimitri Chamblas avec la chanteuse Kim Gordon. Il en sera de même pour découvrir le Cloud Gate Dance Theatre of Taïwan avec Lunar Halo, pièce chorégraphique grand spectacle.

Le festival se termine avec un des chorégraphes qui a marqué Montpellier Danse, Angelin Preljocaj. Il présente Requiem(s) dont nous parlerons d’ici peu. Enfin, le CCN Ballet de Lorraine interprète Rainforest, Sounddance et CRWDSPCR du maître Merce Cunningham.

Sans oublier le sport

Le CCN Ballet de Lorraine donne également rendez-vous aux footballeuses et footballeurs et à toustes pour un Discofoot. Une partie de danse qui suit les règles du foot à coup de chorés freestyle sur fond de mix DJ. Rendez-vous le 30 juin à 17h, sur la place de la comédie.

Laurent Bourbousson
Crédit photo : Hmadcha de Taoufiq Izeddiou ©Agnès Mellon

Générique

Montpellier Danse – 44e édition, du 22 juin au 6 juillet 2024. Retrouvez tous les détails de la programmation sur le site montpellierdanse.com

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