« Portraits et regards de festivaliers »

4 septembre 2019 /// Festival d'Avignon - IN - OFF

Avec Portraits et regards de festivaliers, Bernard Gaurier tente de dresser une cartographie de celles et ceux qui arpentent les rues d’Avignon en juillet. Aujourd’hui, Mireille.

Votre prénom, âge et lieu d’habitation : Mireille, 68 ans, Avignon

Depuis quand allez-vous « rencontrer » des spectacles ? En quoi c’est important pour vous ?
Année 1985 : pouvoir rencontrer la, le ou les comédiens, leur parler.
Le théâtre, le faire ou y aller, c’est un art de vivre, un oxygène. Ce n’est pas important, c’est essentiel. Le théâtre est un passeur qui doit vous tirer vers le haut. C’est le cas pour Avignon grâce aux scènes et aux deux points danse « Le Golovine » et le « CDCN » ; à l’AJMI pour la musique et « Utopia » pour le cinéma d’art.

Le festival, depuis longtemps ? Plutôt In ou Off ? Théâtre, danse, cirque, musique, humour… ?
1975. Plutôt OFF. Théâtre et danse, très peu de cirque.
La musique, plutôt l’hiver (Opéra, musique sacrée, Baroque et diverses chorales).

Un spectacle marquant/fort/coup de cœur pour vous sur cette édition ? Pourquoi ?
Jacob, Jacob, Noir et humide, Des couteaux dans le dos (Mise en scène de Pierre Notte. Grinçant et absurde, 4 comédiens au diapason), Sang Négrier (texte de Laurent Gaudé. Performance d’acteurs).
Il s’agit de véritable théâtre, c’est-à-dire un texte et une interprétation ou un sujet d’actualité brûlante.

Un spectacle déception /coup de colère/coup de « gueule » sur cette édition ? Pourquoi ?
Misérables (théâtre musical), trop faible en tout.

Un rêve de festivalier۰e ?
Encore plus de théâtre de marionnettes.
Le catalogue Off beaucoup plus tôt.
Pour terminer : Stop à ce nombre de théâtres ouverts seulement un mois (Donc ce sont des points théâtre c’est tout) et pour certains ouverts cette année se font imprimer  théâtre permanent dans le catalogue du Off !!!
Ici à Avignon des gens très sérieux, compétents font avec beaucoup de travail et de difficultés du Théâtre (Les scènes d’Avignon, le Golovine, le théâtre transversal, Isle 80, les Doms, la Fabrik, l’Entrepot, l’Etincelle, le Rempart,  l’Arthéphile, l’Oulle, le Chapeau rouge, la Maison de la poésie).
Beaucoup d’autres n’ont qu’une ou deux interventions par an mais ils sont là. Ils font vivre la ville d’Avignon par leur travail et leurs impôts.

Merci Mireille,
Bernard